août 28, 2009
Wikipedia renforce les contrôles sur les contributions « à haut risque »
L’encyclopédie en ligne, qui a fêté son trois millionième article en langue anglaise le 17 août dernier, vient d’annoncer sur son blog son désir de renforcer les règles de validation pour certains articles considérés “à haut risque”. En cause, certaines dérives qui ont vu des contributeurs – souvent nouveaux et mal intentionnés – poster des articles erronés, comme par exemple la mort des sénateurs Ted Kennedy (mort réellement cette semaine) et Robert Byrd en janvier 2009. Des fausses informations qui avaient à l’époque fait beaucoup de bruit et donné lieu à de nombreuses critiques sur la politique éditoriale de l’encyclopédie collaborative, notamment dans le Washington Post.
La leçon a été retenue. Un outil logiciel appelé “Flagged Revisions” (révisions contrôlées), déjà utilisé par la version allemande de Wikipedia, sera mis en place par la version anglophone d’ici deux à trois mois, nous informe le blog de Wikipedia. Aucune information n’est donnée sur la version francophone. Le principe ? Flagged Revisions prévoit que toute modification apportée à certains articles - ceux qui présentent un “haut risque de vandalisme, ce qui inclut les biographies à haut risque de personnes vivantes pour lesquelles des informations fausses peuvent causer de sérieux dommages aux individus” - devra être validée par un rédacteur bénévole expérimenté. En Allemagne, ils sont 7 500 rédacteurs à avoir cette autorisation d’après le New York Times, qui anticipe qu’il en faudra au moins le triple aux Etats-Unis, la version anglophone étant trois fois plus conséquente.
Alors ? C’est la fin de la liberté associée au participatif ? Que nenni répond Wikipedia. L’encyclopédie reste ouverte mais les abus doivent être jugulés. D’ailleurs, lit-on sur le même blog, le “verrouillage” de certains articles est déjà pratiqué. “C’est actuellement le cas. Beaucoup d’articles à haut risque sont déjà totalement ‘inmodifiables’ par les contributeurs nouvellement arrivés, selon la règle de la ‘page protection’. Par exemple, un nouveau contributeur ne peut pas modifier la page sur Barack Obama. Cette pratique est en œuvre depuis de nombreuses années”.

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